Chez Bertrand, l’oeil est aussi invité à parcourir une route qui va se perdre au loin, à s’étirer avec ces corps féminins qui s’élèvent, leurs bras se confondant avec les feuillages, comme s’ils voulaient rivaliser avec les arbres alentour. L’artiste est ancré dans le sol qui nous est commun, mais il sait nous faire ressentir le souffle du vent, la torpeur d’un soir d’été et la fraîcheur d’une chapelle. Chez lui, on a le sentiment d’un instant capturé, comme en suspens.
Hélène Bonafous-Murat, expert en estampes anciennes et modernes




